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Projet de loi 176 2016

Loi proclamant la Journée de sensibilisation à la santé mentale maternelle

Préambule

Les maladies mentales maternelles touchent un pourcentage élevé de femmes à un moment ou un autre de leur vie. Des troubles de l'humeur ou d'anxiété peuvent se développer chez les femmes au cours et autour de leur grossesse, quel que soit leur milieu culturel ou leur niveau de revenu. Étant donné que les femmes jouent un rôle vital dans le soutien du développement sain des enfants et l'édification de collectivités solides, les maladies mentales maternelles peuvent avoir des incidences allant au-delà de la santé même des femmes. Elles peuvent notamment avoir des conséquences néfastes importantes sur les enfants, les familles et les collectivités.

Les symptômes de maladies mentales maternelles peuvent apparaître pendant la grossesse ou au cours de la première année suivant l'accouchement. Les partenaires et les familles de femmes ayant de telles maladies courent eux aussi un risque accru de développer un trouble dépressif et d'anxiété. Si les mères ne sont pas traitées, leurs bébés présenteront un risque plus élevé d'avoir des problèmes sociaux et comportementaux, notamment des comportements antisociaux, un trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité (TDAH), un lien d'attachement insécurisant, un quotient intellectuel (QI) inférieur et des retards de langage.

Jusqu'à 85 % des femmes ayant une maladie mentale maternelle ne sont pas traitées pour diverses raisons. Certaines ne veulent pas demander une aide, car elles croient que seuls des médicaments leur seront prescrits et elles craignent les effets de cette forme de traitement sur le foetus ou le bébé qu'elles allaitent. Bon nombre de femmes ignorent aussi qu'elles ont une maladie mentale maternelle et, en conséquence, ne demandent aucune aide. Leurs maladies ne sont donc ni diagnostiquées, ni traitées. Enfin, nombreuses sont les femmes qui font l'objet d'une stigmatisation les empêchant d'obtenir l'aide dont elles ont besoin.

Les maladies mentales maternelles peuvent être traitées et leurs effets atténués si les Ontariennes et Ontariens prennent conscience de leur fréquence et de l'ampleur de leurs répercussions. Il importe de faire connaître davantage les maladies mentales maternelles ainsi que leurs effets sur la santé générale des mères et des enfants afin, d'une part, de favoriser leur diagnostic et leur traitement et, d'autre part, de garantir l'accès des femmes, en temps et lieu, au soutien dont elles ont besoin.

La proclamation du premier mercredi de mai de chaque année comme Journée de sensibilisation à la santé mentale maternelle offre à l'Ontario l'occasion indiquée de mettre en lumière l'importance de la santé mentale maternelle et de partager des pratiques exemplaires, des recherches et des renseignements, éléments essentiels à l'obtention de résultats positifs chez les femmes concernées.

Pour ces motifs, Sa Majesté, sur l'avis et avec le consentement de l'Assemblée législative de la province de l'Ontario, édicte :

Journée de sensibilisation à la santé mentale maternelle

   1.  Le premier mercredi de mai de chaque année est proclamé Journée de sensibilisation à la santé mentale maternelle.

Entrée en vigueur

   2.  La présente loi entre en vigueur le jour où elle reçoit la sanction royale.

Titre abrégé

   3.  Le titre abrégé de la présente loi est Loi de 2016 sur la Journée de sensibilisation à la santé mentale maternelle.

 

note explicative

Le projet de loi proclame le premier mercredi de mai de chaque année Journée de sensibilisation à la santé mentale maternelle.