Forster, J.W.L. (vers 1900) - Colonel John Graves Simcoe

Une reproduction du portrait du colonel John Graves Simcoe, réalisé par l'artiste J.W.L. Forster

Forster, J. W. L. (vers 1900). Colonel John Graves Simcoe [Huile sur toile] © Collection d’oeuvres d’art du gouvernement de l’Ontario, Archives publiques de l’Ontario

John Graves Simcoe (1752–1806) était un officier militaire et homme d’État britannique qui est devenu le premier lieutenant-gouverneur du Haut-Canada, de 1791 à 1796. Il est né à Cotterstock, dans le comté du Northamptonshire. Il a étudié à la Exeter Grammar School, au Eton College et à l’Université d’Oxford avant d’intégrer l’armée britannique en 1770. Simcoe s’est distingué pendant la révolution américaine, notamment en prenant les commandes des Queen’s Rangers à partir de 1777 et lors de sa promotion au rang de lieutenant-colonel. Après son retour en Angleterre, il s’est lancé en politique et a été nommé lieutenant-gouverneur à la suite de l’Acte constitutionnel de 1791. À ce poste, il a jeté les fondations institutionnelles du Haut-Canada, il a encouragé l’immigration, l’agriculture, la défense et la construction de routes et il a entrepris la mise en place des structures juridiques et administratives britanniques au Canada. 

Il est inscrit dans l’histoire pour avoir fondé la ville de York (actuelle Toronto) et pour avoir mis en place des politiques qui ont contribué à façonner la province de l’Ontario. Il a par exemple soutenu l’abolition progressive de l’esclavage et l’application de la common law anglaise. Malgré ses rapports tendus avec Lord Dorchester, gouverneur en chef, Simcoe est resté fidèle à sa vision d’une colonie stable, loyaliste et conservatrice. Il a quitté le Haut-Canada en 1796 et a ensuite occupé différents postes militaires et administratifs. Il a notamment été commandant en chef de l’Inde pendant une brève période, avant que des problèmes de santé ne l’obligent à retourner en Angleterre, où il est décédé en 1806. Architecte fondateur du système de gouvernance provinciale, il a laissé son empreinte dans l’histoire canadienne.